2013 – POUR LA FRANCE (extrait) / Un film de Shanti Masud – La Vie Est Belle Films – 29 min

«Une nuit à Paris. Le passage de l’allemande Désirée dans la vie de Charles, France et Ivo. Le petit matin les découvrira changés.» FESTIVALS : FESTIVAL D’AUDIERNE (2018) « À LA RENCONTRE, OPUS #2: SHANTI MASUD », L’ARCHIPEL, PARIS (oct 2014) FESTIVAL…

2013 - POUR LA FRANCE (extrait) / Un film de Shanti Masud - La Vie Est Belle Films - 29 min

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«Une nuit à Paris. Le passage de l’allemande Désirée dans la vie de Charles, France et Ivo. Le petit matin les découvrira changés.»

FESTIVALS :
FESTIVAL D’AUDIERNE (2018)
« À LA RENCONTRE, OPUS #2: SHANTI MASUD », L’ARCHIPEL, PARIS (oct 2014)
FESTIVAL DU FILM DE HYÈRES (sept 2014)
FILMS EN LIMOUSIN, LE LIDO (mars 2014)
SÉANCE SPÉCIALE, HORS PISTES, CENTRE POMPIDOU (jan 2014)
FOCUS FORMAT COURT, CINÉMA DES URSULINES, PARIS (av 2014)
PREMIERS PLANS D’ANGERS (jan 2014)
CINÉ-CLUB LOUIS LUMIÈRE, GRAND ACTION (déc 2013)
CARTE BLANCHE À CÔTÉ COURT, MÉDIATHÈQUE ST DENIS (déc 2013)
FESTIVAL DE VENDÔME (**PRIX DU JURY FORMAT COURT**+**PRIX D’INTERPRÉTATIONS**-nov 2013)
SOIRÉE BREF MK2, Paris (nov 2013)
FESTIVAL DE CONTIS (juin 2013)
FESTIVAL DE PANTIN (**PRIX DE LA PRESSE**- juin 2013)
FESTIVAL DE BRIVE (av 2013)
PROJECTION GAUMONT OPÉRA (av 2013)
> DIFFUSION ARTE

PRESSE

«(…) Dans une salle de cinéma, au bord de l’océan, on a laissé entrer les fantômes d’une jeunesse au regard tout à tour interrogateur, amoureux, perdu, amusé…et surtout présent. Présence du regard, à l’écran, aux autres. Présence, c’est à dire, intensité, vérité, dont on ne peut nier l’existence. Quoiqu’on puisse douter de l’existence des anges, leur présence est réelle. Puisqu’on le décrète, puisqu’on s’autorise, dans ce territoire beau-bizarre, à bercer sa naïveté de visage en visage, et de motif en motif (…)»
Zinzolin – juillet 2013
> suite: https://vimeo.com/111915522

«Un art du portrait où la musique est comme la seconde peau du présent : ainsi des films de Shanti Masud. Personnages éthérés, immobilisés dans l’écoute d’une chanson (But We Have The Music, 2008),corps amoureux ou solitaires rythmés par une mélodie (Don’t Touch Me Please, 2010), visages qui s’échangent mille regards (Pour la France, 2013): dans le renouveau romantique qui frémit dans le cinéma français (Yann Gonzalez, Héléna Klotz),Shanti Masud est pour l’instant la plus discrète. Pour la France, son dernier film en date (sélectionné au prochain festival de Brive) est celui qu’elle a porté le plus longtemps.Depuis au moins 2007, quand elle rencontre un producteur de La Vie Est Belle. « Nous avons commencé à chercher de l’argent en 2008, on a obtenu l’aide du Limousin en 2009, mais les chaines de télé ont toutes refusé le projet. Entre-temps, comme j’avais un besoin impérieux de tourner, j’ai fait deux films sans argent, But We Have The Music et Don’t Touch Me Please, qui ont rencontré un certain succès en festivals, et Arte a acheté le second. Du coup, la chaîne a finalement alloué une subvention à Pour la France à l’été 2011. » Six ans entre l’écriture d’un projet et sa finition, cela peut sembler aberrant pour un court-métrage. Malheureusement, c’est le lot de beaucoup de jeunes cinéastes qui, de commission en commission, doivent garder une foi intacte dans leur film. « Passer un oral dans une commission et s’entendre dire qu’on l’a raté, c’est un peu frustrant, ça donne l’impression de retourner à l’école. » Entre temps, Shanti Masud a fait des clips (dont un, magnifique, pour un groupe disparu des années 2000, Neoboris, à partir de rushes non utilisés de Don’t Touch Me Please) qui l’obligent à redoubler d’ingéniosité. « Sur le dernier clip que j’ai fait pour Joakim, on a dépensé à peine 150€, mais on a obtenu des effets spéciaux fantastiques. J’ai fait mienne la devise des gamins du film Super8: «Production Value!» Il faut se servir de tout ce qui arrive, tout ce qu’on peut capter, inventer. » Dans Pour la France, Shanti Masud voulait « raconter quelque chose de romantique mais simple, une reconnexion par une inconnue, d’un homme et d’une femme, filmer les lieux idéalisés de Paris, le bar, les bords de Seine, le lit à la Eustache au petit matin,le noir et blanc. C’est un désir presque naïf de cinéma. » Elle se dit moins influencée par le cinéma français que par le cinéma classique américain – Preminger, Lang –, qu’elle a découvert à la Cinémathèque. « J’ai l’impression que tous les films aujourd’hui se réclament de Pialat.C’est lassant.Je trouve étonnant cette espèce de surprise qu’on fait mine d’avoir chaque fois qu’un film injecte du réel ou fait jouer des non professionnels avec vérité. Je suis un peu agacée par ce que son cinéma a amené et aussi empêché dans le cinéma français.Aujourd’hui, je m’intéresse davantage à la technicité des acteur et pas forcément être le personnage dans la réalité. Et puis aussi raconter des histoires. » Une nécessité de tuer les pères dans un cinéma français souvent tétanisé par ses aînés.Pourtant, certains sont comme une drogue dans laquelle on retombe facilement. » Quand j’ai revu À nos amours à la Cinémathèque, j’espérais secrètement ne plus l’aimer.Mais c’est tellement sublime que ça fait mal. »»

J-S Chauvin, Les Cahiers du Cinéma, « Jeunes cinéastes français, on n’est pas morts! »- avril 2013
Propos recueillis par Jean-Sébastien Chauvin et Stéphane Delorme à Paris, le 20 mars 2013

Affiche: William Laboury

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