2013 – POUR LA FRANCE – Presse /2

Extrait musique (b.o.) : Ohm Sweet Ohm – KRAFTWERK PRESSE – La Jalousie de Philippe Garrel / Pour la France de Shanti Masud – « La pellicule n’est pas morte et deux des plus beaux films de cette année (un long…

2013 - POUR LA FRANCE - Presse /2

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Extrait musique (b.o.) : Ohm Sweet Ohm – KRAFTWERK

PRESSE

– La Jalousie de Philippe Garrel / Pour la France de Shanti Masud –
« La pellicule n’est pas morte et deux des plus beaux films de cette année (un long et un court réalisés par un grand maître et une jeune magicienne) ont redonné au sentiment le support qui lui sied le mieux. En 16 et en 35 mm Noir et Blanc, les peaux sont charbonneuses, la nuit vibre, le cinéma et le monde sont de nouveau palpables, rugueux, loin du rendu étal de la HD qui glace tout sur son passage.
Morceaux choisis dans ces films qui brillent de mille feux :
Dans Pour la France, une surimpression de la Seine et d’un dos tatoué de jeune femme. La peau douce et le motif d’un amour perdu (ou à venir) se consument dans la lumière scintillante de l’eau. Épiphanie plastique. Full sentimental. » (…)
Yann Gonzalez, Zinzolin – juillet 2013

« Il faut revenir, enfin, sur le beau film de Shanti Masud, Pour la France. Déjà très remarqué dans quelques festivals, ce court-métrage accomplit un petit miracle en donnant avec une grande simplicité un programme si ambitieux: redorer le blason de la France de fiction, plus précisément de Paris, avec lyrisme mais sans payer de mots, avec distance mais sans cynisme. Avec déférence mais loin de la résurgence nationaliste de notre temps. Le film commence alors que Désirée, une allemande angélique et photographe (Friedelise Stutte) rencontre le jeune Charles (Bastien Bouillon). C’est la nuit, une nuit en noir et blanc, faire connaissance ne prend que trois répliques. Charles propose à Désirée de passer la nuit ensemble, ce qui signifie mourir et renaître ensemble. Cut. La lune en croissant s’épanche dans la nuit d’encre. Au matin, Charles offrira un croissant à Désirée si elle le veut. Idée de montage si pure et si marquante, rendre la lune consommable, et faisant plus généralement de la nuit un banquet inépuisable, une beauté à ingérer. Arrive la belle France (Sigrid Bouaziz), complétant le faux trio nocturne (car évolutif au cours du film). On est tenté de décrire chaque plan, celui où Charles soupire et lève les yeux au ciel parce que le lyrisme de France devient un peu trop cuistre, celui qui montre Désirée dormir sur les quais au petit matin tandis qu’un paquebot la traverse en surimpression… rien n’est appuyé, et pourtant tout marque, comme un tatouage suggéré. Le montage, particulièrement impressionnant, ancre l’écriture de ces vies dans un mouvement autonome, comme si la logique des enchainements était soumise à la perception fantasmatique des vies. Bien entendu, certains plans sont moins réussis que d’autres, notamment lorsqu’ils empruntent trop ostensiblement leur substance à un héritage cinématographique (Eustache, en l’occurrence). Mais comment le reprocher longtemps, quand un film donne tant envie de vivre dans le monde d’aujourd’hui, alors que tant d’images sont faites pour nous en dégoûter toujours plus? »
Louis Seguin, Transfuges – juin 2013

« L’éphémère magie de la rencontre, c’était le thème de Pour la France de Shanti Masud, centré sur une nuit (blanche) à Paris qui réunit un groupe d’inconnus. Le récit suit un rythme flottant et ferme à la fois, où les évènements s’agrègent au fil des rencontres de hasard et tissent, l’air de rien, une matière onirique flottant au-dessus de l’état de veille de la ville. La beauté du film tient dans son invocation métonymique d’un Paris comme havre pris entre deux passages, un port d’âmes cosmopolites pris entre deux états relationnels ou sentimentaux. »
Joachim Lepastier, Les Cahiers du Cinéma – mai 2013

« Dans Pour la France, beau court-métrage en noir & blanc de Shanti Masud, nappé de musique (de Debussy à Ohm Sweet Ohm de Kraftwerk),Paris retrouve enfin un peu de son prestige. Une fille, justement nommée France, fête ses retrouvailles romantiques avec un vampire slovène aux airs de Brando. «Paris is cool», dit l’héroïne (allemande) au petit matin- et on est infiniment redevable d’entendre ça. Paris est cool. Marre des utopies. Il suffit à la réalisatrice de sortir dans la rue et de regarder, de biais, Sigrid Bouaziz accoudée à sa chaise, pour que ça frémisse. »
Stéphane Delorme, Les Cahiers du Cinéma, «Du Lyrisme!» – avril 2013

Liens :
M.A. Vaugeois http://www.formatcourt.com/2014/04/pour-la-france-de-shanti-masud/
J. Momcilovic http://www.chronicart.com/digital/brive-2013-nouvelles-de-france/
G. Lyon-Caen http://www.cinematraque.com/2013/06/16/cote-court-2013-compte-rendu-et-palmares/#
L. Tuillier http://www.accreds.fr/2013/07/04/envoyee-speciale-a-contis-2013.html
N. Seweryn http://www.critikat.com/panorama/festival/rencontres-europeennes-du-moyen-metrage.html
M. Tuffreau http://cinemadanslalune.net/?p=1535
T. Ribeton http://www.critikat.com/panorama/festival/cote-court-22e-edition.html
R. Monfourny http://blogs.lesinrocks.com/photos/2013/04/07/shanti-masud/

Autres articles:
https://vimeo.com/114283195
https://vimeo.com/78244717
https://vimeo.com/111915522

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