June 27, 2022

DÉRIVE EMBALLER PARIS_KEDGE.mov

La dérive est une manière d’errer dans un lieu pour sa découverte, en tant que réseau d’expériences et de vécu. C’est une démarche qui consiste à se déplacer à travers les différentes ambiances d’un espace (une ville, un quartier) en…

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La dérive est une manière d’errer dans un lieu pour sa découverte, en tant que réseau d’expériences et de vécu. C’est une démarche qui consiste à se déplacer à travers les différentes ambiances d’un espace (une ville, un quartier) en se laissant guider par les impressions, par les effets subjectifs de tels lieux.

La dérive urbaine a été définie par le situationniste Guy Debord en 1956. Le poète et écrivain a utilisé cette idée dans son texte La théorie de la dérive pour amener ses lecteurs à reconsidérer la manière dont ils vivent l’espace urbain. (…) La dérive exhorte les citadins à suivre leurs émotions pour regarder les situations urbaines sous un angle radicalement nouveau.

EMBALLER PARIS
DÉRIVE URBAINE #2
1er OCTOBRE 2021
KEDGE BUSINESS SCHOOL
MSc Arts & Creative Industries Management

En partant de la « Dérive urbaine » définie par Guy Debord, nous irons à la découverte des monuments et quartiers iconiques et emblématiques de Paris par une approche perceptive, subjective et émotionnelle incluant une relation entre le corps de l’étudiant et le monument. Il s’agit de voir au-delà d’un monument historique et connu, au-delà de ses clichés. Chercher plutôt à y investir de l’affect, sa propre histoire, celle que l’on imagine et à faire corps avec le patrimoine.

En résonance avec l’empaquetage de L’Arc de Triomphe de Christo et Jeanne-Claude et avec les performances et oeuvres de l’artiste Régis Sénèque réalisées à partir de détournements de vêtement ou d’objets du quotidien, la dérive «Porter Paris» propose aux étudiants de s’emballer en utilisant leurs propres vêtements afin de réaliser des portraits photographiques par groupe ou individuels devant les monuments de Paris visités durant la journée.

Le projet reprend le concept d’une performance de Régis Sénèque «matière à toucher #1»: «La performance s’articule autour de trois mots, matière, corps et vêtements et d’un geste du quotidien, celui du déshabillement. Elle est pensée telle une parenthèse tant du point de vue de la situation géographique de l’action…»

Chaque empaquetage sera une sculpture vivante nécessitant un dialogue et un travail en duo:
– Celui qui se fait emballer et celui qui emballe et transforme son camarade en sculpture vivante avec les vêtements de ce dernier.

La dérive sera également accompagnée d’une performance de Nadia Russell Kissoon et de Régis Sénèque qui porteront chacun sur leur dos une galerie d’art mobile contenant une oeuvre d’art comme une relique ou un monument en devenir.

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