novembre 26, 2022

Ralph Vaughan-Williams « Flos campi »

Flos campi est une symphonie chorale pour alto, chœur et petit orchestre écrit par le compositeur anglais Ralph Vaughan Williams (1872-1958). Composée en 1925, elle fut créée le 10 octobre 1925 avec Lionel Tertis, altiste dédicataire, avec le Queen’s Hall…

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Flos campi est une symphonie chorale pour alto, chœur et petit orchestre écrit par le compositeur anglais Ralph Vaughan Williams (1872-1958). Composée en 1925, elle fut créée le 10 octobre 1925 avec Lionel Tertis, altiste dédicataire, avec le Queen’s Hall Orchestra sous la direction d’Henry Wood.
Son titre, en latin, peut être traduit par « fleurs des champs ».
Elle est jouée en un seul mouvement en six parties enchaînées et la durée d’exécution est d’environ vingt minutes. Chaque partie porte en exergue une citation du Cantique des Cantiques. Le chœur ne fait que des vocalises.

Sicut Lilium in spinas (Lento, « comme le lis parmi les épines »)
Jam enim hiems transiit (Andante con moto, « Car voici, l’hiver est passé »)
Quaesivi quem diligit anima mea (Lento – Allegro moderato, « J’ai cherché mon aimé »)
Et lectulum Salomonis (Moderato alla marcia, « Voici le lit de Salomon »)
Revertere, revertere Sulamitis! (Andante quasi lento, « Reviens ! Reviens, O Sulamites » !)
Pone me ut signaculum (Moderato tranquillo, « Pose moi comme un signe sur ton âme »)

Comme dans sa Sinfonia antartica , les citations sont destinées à être lues par l’auditeur, et ne sont pas destinées à faire partie de la performance. Les citations sont :

1. Sicut Lilium inter spinas, sic amica mea inter filias . . . Fulcite moi floribus, stipate me malis, quia amore langueo. (« Comme le lis parmi les épines, ainsi est mon amour parmi les filles. . . Reste-moi avec des flacons, console-moi avec des pommes, car je suis malade d’amour. »)
2. Jam enim hiems transit; imber abiit, et nécessité; Flores apparuerunt in terra nostra, Tempus putationis advenit; Vox turturis audita est in terra nostra. (« Car voici, l’hiver est passé, la pluie est finie et partie, les fleurs apparaissent sur la terre, le temps de la taille est venu, et la voix de la tourterelle se fait entendre dans notre pays. »)
3. Quaesivi quem diligit anima mea; quaesivi illum, et non inveni. . . ‘Adjuro vos, filiae Jerusalem, si inveneritis dilectum meum, ut nuntietis et quia amore langueo’ . . . Quo abiit dilectus tuus, O pulcherrima mulierum ? Quo declinavit dilectus tuus ? et quaeremus eum tecum. (« J’ai cherché celui que mon âme aime, mais je ne l’ai pas trouvé… ‘Je vous en conjure, ô filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, dites-lui que je suis malade d’amour’… Où est votre bien-aimé disparu, ô la plus belle des femmes ? Où ton bien-aimé est-il détourné ? afin que nous le cherchions avec toi. »)
4. En lectulum Salomonis sexaginta fortes ambiunt . . . omnes tenentes gladios, et ad bella doctissimi. (« Voici son lit [palanquin], qui est celui de Salomon, il y a trois vingt vaillants hommes à ce sujet. . . Ils tiennent tous des épées, étant experts en guerre. »)
5. Revertere, revertere Sulamitis ! Revertere, revertere ut intueamur te . . . Quam pulchri sunt gressus tui in calceamentis, filia principis. (« Reviens, reviens, ô Sulamithe ! Reviens, reviens, afin que nous puissions te regarder… Comme tes pieds avec des souliers sont beaux, ô fille du prince. »)
6. Pone me ut signaculum super cor tuum. (« Mets-moi comme un sceau sur ton cœur. »)

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