June 29, 2022

Une minute de danse par jour 07 01 2022/ danse 2551 (One Minute of Dance a Day).

uneminutededanseparjour.com 15h40, Paris 7e. Le 7 janvier 2015, le choc de l’attentat à Charlie Hebdo et ceux des jours qui ont suivi, faisait basculer nos modes d’existence. Nous sommes entrés alors dans un régime d’état d’urgence que, d’urgence en urgence,…

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uneminutededanseparjour.com

15h40, Paris 7e.
Le 7 janvier 2015, le choc de l’attentat à Charlie Hebdo et ceux des jours qui ont suivi, faisait basculer nos modes d’existence. Nous sommes entrés alors dans un régime d’état d’urgence que, d’urgence en urgence, nous n’avons pas quitté depuis. En 7 années, nous avons changé de monde, par glissements successifs ou points de bascule. Les raisons qui, le soir du 7 janvier 2015, m’ont engagée à investir l’infime degré d’action dont je me sente capable face à cette folie meurtrière, restent toujours vivantes aujourd’hui. Je voulais répondre alors, par une sensibilité interstitielle face à cette violence inouïe, danser plutôt que de restée pétrifiée, sortir avec les autres plutôt que de me terrer, faire passer la vie plutôt que la mort. J’avais une nécessité vitale d’affirmer l’importance de la liberté d’expression, du partage des sensibilités par l’art, de la beauté des différences. Devant l’extrême gravité des événements, toute tentative de réponse paraissait dérisoire, j’ai tout de même tenté d’exprimer ma solidarité, à ma façon, en dansant, en engageant mon corps dans la dureté de la ville. J’essayais de tisser quelque chose, invitant une porosité, des alliances sensibles, cherchant le regard des passants sous la pluie de l’hiver. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, simplement il fallait que je le fasse. 
“Je suis Charlie”. Les gens se sont massivement, alors, ralliés à ce cri par un élan du cœur, une solidarité envers les victimes, et pour défendre des valeurs qui fondent les sociétés démocratiques. L’usage de ces mots a été parfois critiqué depuis, pour diverses raisons. Mais je peux dire aujourd’hui, après 7 ans de danses quotidiennes, sans qu’aucun jour ne manque : Je suis toujours Charlie.

3:40 pm, Paris 7.
On January 7, 2015, the shock of the Charlie Hebdo attack and those of the days that followed, shifted our modes of existence. We then entered into a state of emergency regime that, from emergency to emergency, we have not left since. In 7 years, we have changed the world, by successive shifts or tipping points. The reasons which, on the evening of January 7, 2015, prompted me to invest the tiny degree of action of which I feel capable in the face of this murderous madness, still remain alive today. I wanted to respond then, with an interstitial sensitivity in the face of this incredible violence, to dance rather than remain petrified, to go out with others rather than hide myself, to pass on life rather than death. I had a vital need to affirm the importance of freedom of expression, of the sharing of sensibilities through art, of the beauty of differences. Faced with the extreme gravity of the events, any attempt to respond seemed derisory, I all the same tried to express my solidarity, in my own way, by dancing, by engaging my body in the harshness of the city. I tried to weave something, inviting porosity, sensitive alliances, seeking the gaze of passers-by in the winter rain. I didn’t really know what I was doing, I just had to do it.
“I am Charlie”. People then rallied round this cry out of heart, in solidarity with the victims, and to defend the values ​​which are the foundation of democratic societies. The use of these words has sometimes been criticized since, for various reasons. But I can say today, after 7 years of daily dancing, without missing a single day: I am still Charlie.

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///Une journée sans danser est une journée perdue, Nietzsche disait quelque chose comme ça… Ou plus exactement : « Et que l’on estime perdue toute journée où l’on aura pas dansé au moins une fois. » (Ainsi parlait Zarathoustra)***

///A day without dancing is a day wasted, as Nietzsche once said… Or, mo, re exactly : « And lost be the day to us in which a measure has not been danced. » (Thus Spake Zarathustra)***

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