June 29, 2022

Vidéo Composite #1

Dans mes expérimentations sur l’image numérique, j’ai réalisé plusieurs images composites. Je les ai traités sous forme de vidéos composites. Les images que je traite sont en mouvement et résonnent entre elles. Ce projet est présenté par la vidéo-projection pour…

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Dans mes expérimentations sur l’image numérique, j’ai réalisé plusieurs images composites. Je les ai traités sous forme de vidéos composites. Les images que je traite sont en mouvement et résonnent entre elles. Ce projet est présenté par la vidéo-projection pour intégrer l’immersion des spectateurs dans l’œuvre.
Mon premier essai articule trois vidéos : L’homme qui danse de Stephane Marti, Sweet talk de Walid Raad et d’un documentaire sur les bombardements de Beyrouth, archive de l’Ina. Je me suis intéressée à ces images afin d’exposer des éléments qui expose la situation au Lyban à travers le regard de ceux qui ont créé ces images sources. L’images composite ici est utilisée afin de faire se confronter la seduction et la sidération. Ce film se présente comme une sorte de collage vidéo.

L’homme qui danse est une vidéo de 2017 présentant un danseur oriental déambulant dans Paris pendant la Pride sur un char lybanais. Ce danseur se détache du paysage très occidental et en même temps semble s’approprier la ville. Il apporte la joie, la danse, la sensualité et de la beauté au public et à la personne qui filme. Il met en avant une hybridation des cultures et des religions rythmé par une musique aux dimensions rituéliques, presque de prière, qui prêche ce personnage. Je l’ai découverte lors d’un festival de cinéma dans un film des « Froufrous de Lilith » qui défendent la liberté du corps et de la danse.

Walid Raad est un artiste qui a récuppéré des archives de vidéos amateures de démolition de bâtiments d’habitants de Beyrouth en colère contre les agences immobilières. Il était touché par le désir de résistance des habitants et qui n’ont trouvé comme moyen ue de garder une trace de ces démolitions. Sweet talk sont des vidéos sous forme de kaléidoscope, les vidéos sont engouties et déformées, à l’image de la ville durant la guerre civile de 1979 à 1990. Il y a une certaine valeur esthétique à les présenter comme des ornements tandis que l’action dans le fond est assez terrifiant et monumental.
Ici, je construit ces images composite comme je fais mes collages, je récupère des images d’archives et les mélange entre elles par intérêt et résonnance commune, sur le droit d’habitation et à la liberté. Cette vidéo projette un désir de défendre la culture, les habitant de la ville. Il confronte la puissance d’une dimension rituelle, sensuelle et des évènements terrifiants : explosion des sensations, des bâtiments et de la guerre.

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